La lutte (à base de plantes) est bien réelle

Bonjour, bonjour, je suis Jamieson. J’adopte un mode de vie à base de plantes depuis plus de 8 ans maintenant et, pour un grand nombre de mes amis, j’étais une pionnière en matière de véganisme. C’est peut-être parce que j’ai adopté ce mode de vie avant qu’un mot-clic comme #cool pour le décrire n’existait, ou parce que je n’ai imposé le véganisme à personne, laissant à mes amis le temps de poser des questions sans jugement. Quoi qu’il en soit, dans mon cercle, j’étais celle qui en a initié mille (ou 12) autres.

Puis, au bout de 8 ans, j’ai mangé un œuf.

J’avais consacré une grande partie de mon temps à la durabilité et à ce que le véganisme signifiait vraiment pour moi. Est-ce que cela signifiait être la perfection sur Instagram? Est-ce que cela consistait à soutenir de petites fermes de la région? Est-ce que cela voulait dire rester sur la tête en mangeant du chou frisé et en regardant Forks Over Knives? Quoi qu’il en soit, ce que j’essaie de dire, c’est que j’ai regardé au-delà des règles de base et que j’ai décidé d’élargir ma pensée pour inclure le soutien aux petites fermes dans lesquelles je voulais investir mon argent. Et ceci m’amène à parler de l’œuf.

Les réactions que mon histoire a suscitées la première fois que j’ai ajouté un plat non végétalien sur Instagram étaient marquantes. Mon histoire a été accueillie avec beaucoup de peine et de colère, même de la part de gens que je n’avais jamais rencontrés. J’ai reçu une tonne de messages personnels me demandant ce qui se passait. Je ne m’attendais pas à autant de réactions. La féministe en moi voulait répondre en disant « C’est mon corps, je n’ai pas à rendre de compte à personne ». Cependant, j’ai également été confrontée à des quantités de messages cherchant à me culpabiliser d’avoir mangé un œuf, peu importe sa provenance.

J’ai alors décidé de garder ma vie en ligne entièrement végétalienne et d’avoir un œuf en privé de temps en temps, si je le souhaitais. J’ai retiré le mot « végétalienne » de ma biographie, car j’ai pensé qu’il ne convenait pas de me présenter ainsi puisque j’adoptais un mode de vie flexivégétalien (végétalien flexible). Même en faisant cela, quelques personnes se demandaient pourquoi j’avais renoncé au qualificatif « végétalienne ». Je me sentais un peu dépouillée… comme si ce choix ne m’appartenait pas et qu’il devait être partagé, que je le veuille ou non.

Mes amis végétaliens proches m’ont défendue. Ils m’ont dit qu’il pourrait y avoir quelqu’un quelque part qui mène 95 % du temps une vie à base de plantes, et que cette personne se sentirait mieux si elle entendait parler d’une autre personne qui mène une vie éthique et qui parfois fait des exceptions. Mais le stress de mon désastre dans les médias sociaux m’a empêchée de comprendre. J’étais tenue de me présenter en tant que végétalienne à part entière. Je me sentais très étrange et inauthentique.

Je me suis demandé si le fait de choisir en dehors de ces « règles » intangibles signifie que je suis exclue de la communauté végétalienne. Y aura-t-il un procès? Suis-je trop dramatique? Est-ce que tous les autres sont trop dramatiques? Il ne s’agissait que d’un seul œuf provenant d’une merveilleuse petite ferme située sur l’île de Vancouver. C’était tellement important pour mon identité.

Pour vous épargner beaucoup de temps à lire, je vous suggère de fermer les yeux et d’imaginer un film de style montage de moi et de mes sentiments en train de faire des recherches pendant des heures. Ajoutez une bouteille de vin de temps en temps et vous vous retrouvez au même point que moi.

J’ai décidé de vivre ma vie honnêtement comme je le fais en ce moment. Je mange des produits à base de plantes presque tous les jours. Si je suis dans un restaurant, j’investis mon argent dans leurs options végétales. Quand je parle aux autres, je fais la promotion des avantages de vivre à base de plantes. Chez moi, vous trouverez un réfrigérateur rempli de légumes, de tempeh, de lait d’avoine, de produits fermentés et, à l’occasion, d’œufs de ferme éthique de la région.

Je désire explorer continuellement ma propre façon de vivre. En ce moment, je me lance dans la réduction de mes déchets. Je renonce à la mode rapide. Et par-dessus tout, je suis Jamieson, une fille qui mange des plantes, qui remet en question ses propres croyances et qui n’est pas « parfaite ». Que signifie « être parfait », de toute façon.

On peut être pointé du doigt en raison de ce que l’on mange. Si nous éliminons les jugements et permettons aux gens d’être… eh bien, des gens… j’ai l’impression que nous créons beaucoup plus de possibilités. Donc, au lieu de faire pression sur les autres, soyons un exemple d’éducation pour ceux qui ne peuvent pas passer au véganisme à 100 % en ce moment. Invitez-les dans votre cercle plutôt que de les humilier au moyen de messages privés dans les médias sociaux.

Je ne sais pas si la solution pour notre monde est le véganisme à 100 %. Honnêtement, je ne sais pas, mais je sais que vivre dans la peur de ce que les autres pensent de nous ne nous rapprochera pas de cette solution. Souvent, la peur motive, mais elle ne suffit pas.

Alors, laissons de côté la perfection et soutenons les multiples aspects de la vie à base de plantes. Encourageons plus de gens à manger plus de plantes, même si ce n’est pas tout ce qu’ils mangent. Faisons des choix durables malgré l’étiquette que nous portons. Éduquons ceux qui nous entourent et invitons-les à entrer dans le cercle, plutôt que de les repousser. Parce qu’il va falloir beaucoup de gens, différents types de gens, pour changer le monde. Nous devons être ensemble, que ce soit en mangeant un œuf d’origine éthique ou un avocat, afin de déplacer les montagnes nécessaires à la protection de notre planète.

Suivez Jamieson et son histoire sur @jamiesoneileen

Biographie : Jamieson est la championne des médias sociaux et du contenu chez Earth’s Own. De la gestion de nos réseaux sociaux à la rédaction du contenu sur notre site Web, Jamieson est une ninja du numérique à l’esprit vif et au doigté rapide. Elle est aussi nutritionniste holistique enregistrée, ce qui est très pratique pour une marque de produits à base de plantes. Vraiment, y a-t-il quelque chose que Jamieson ne puisse pas faire? Oui, en fait, beaucoup de choses, comme jouer du piano ou réussir à construire des meubles Ikea. Concentrons-nous cependant sur les choses qu’elle peut faire, comme écrire sa propre biographie.

AUTRES HISTOIRES QUE VOUS POURREZ AIMER

Nouvelles vertes

Suivez l’évolution du mouvement à base de plantes

Nous ne vous enverrons pas de pourriels. Nous vous garderons informés!
*De plus, vous recevrez quelques bonnes recettes et des coupons-rabais